L'Humour du côté de chez Proust

ISBN/EAN 978-2-35285-098-4

12,00 EUR

160 pages

janvier 2017

L’Humour du côté de chez Proust

Préface d’Erik Orsenna

Proust a la réputation, faite surtout par ceux qui ne l’ont pas lu, de n’être pas comique. Or, de tous les auteurs français classiques, il est un des plus drôles !

Madame Verdurin qui sanglote d’amabilité, le langage de Bloch jeune, les lapsus du directeur du Grand Hôtel de Balbec… Le comique est partout dans À la recherche du temps perdu. Et d’une drôlerie d’autant plus percutante qu’elle nous concerne directement. Comme le dit Revel, « partout où il entre, la première chose que son œil et sa sensibilité pénètrent au travers des gens qu’il regarde est le réduit obscur où palpite le secret de leur grimace. »

« Dans l’ordinaire de la vie, les yeux de la duchesse de Guermantes étaient distraits et un peu mélancoliques ; elle les faisait briller seulement d’une flamme spirituelle chaque fois qu’elle avait à dire bonjour à quelque ami […]. Mais pour les grandes soirées, comme elle avait trop de bonjours à dire, elle trouvait qu’il eût été fatigant, après chacun d’eux, d’éteindre à chaque fois la lumière […]. Ainsi c’était dès son arrivée que la duchesse allumait pour toute la soirée. Et tandis qu’elle donnait son manteau du soir, […] Oriane s’assura du scintillement de ses yeux non moins que de ses autres bijoux. »
(Sodome et Gomorrhe, p. 661-662)

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